Buizingen : se souvenir et agir
Tout le monde le pressentait, mais une triste confirmation en a été donnée ce week-end aux familles comme aux rescapés: Buizingen ne s'effacera jamais des mémoires. Un an après, les souvenirs sont intacts, tandis que la douleur paraît inaltérable. Face à tant de violence et d'injustice, comment reprendre une vie normale ?
Je veux saluer la dignité des très nombreuses personnes qui se sont rassemblées pour un hommage officiel sur le site de la catastrophe, et de toutes celles qui ont ensuite défilé dans les rues de Mons. Ce sont en effet les habitants de Mons-Borinage qui ont payé le plus lourd tribut à la catastrophe et l'émotion était particulièrement grande en leurs rangs.
Marchant à leurs côtés, j'ai été touché par la retenue de toutes ces personnes réunies autour d'un même objectif : faire changer les choses. Avec calme et détermination, elles demandent aux responsables de la SNCB d'accélérer la modernisation et surtout la sécurisation du rail. Inutile de dire qu'en tant qu'élu, je les soutiens sans réserve, même si je suis conscient de l'ampleur de la tâche et des menaces qui planent sur notre service public ferroviaire. Mais ceci est un autre débat. Je serais attentif à ce qu'il se poursuive activement au Conseil des Ministres et au Parlement.
S'engager pour que les choses aillent en s'améliorant, pour empêcher la répétition de tels drames, est sans doute une manière de mieux supporter sa douleur. Et le meilleur hommage que nous puissions rendre aux victimes aujourd'hui, c'est d'œuvrer par tous les moyens possibles à une sécurité accrue pour les voyageurs. Cet engagement, un an plus tard, est plus vivant que jamais.


