Coup de coeur: De Ponfilly "caméra au poing"
Je suis en train de lire le dernier témoignange de Christophe de Ponfilly "caméra au poing". Ce livre est super poignant, surtout pour ceux qui sont passionnés par l'Afghanistan et des nostalgiques de Massoud comme moi. J'avais découvert Massoud quand j'avais 17 ans, en lisant le Courrier International. Ce personnage m'avait d'emblée touché. Par la beauté de son combat et surtout par l'exception de sa vision politique d'un Afghanistan démocratique déjà en 1973, date à laquelle il s'engage dans ses premiers combats, alors jeune étudiant en architecture. 
Convaincue par son combat et étudiant le journalisme, j'ai décidé de lui consacrer mon mémoire de fin d'études. J'ai presque tout lu et tout vu à son sujet. Je ne l'ai jamais vu en "live", Josy Dubié, plus chanceux, est allé dans les montagnes du Panshir pour le rencontrer. Mais j'ai eu l'occasion de lire, voir les reportages de Christophe de Ponfilly et de le rencontrer une fois à Bruxelles et d'échanger quelques mails avec lui.
C'est une personne riche que j'avais rencontrée. Accessible pour donner des conseils, des pistes à suivre. Ayant réalisé un travail formidable d'un point de vue journalistique que ce soit sur l'Afghanistan ou sur l'école par exemple. Quelqu'un d'humble et convaincu de la justesse des combats qu'il menait. Devant la tombe de Massoud, de Ponfilly, face à une caméra: "Pour moi, d'avoir fait ce film, "l'étoile du soldat", c'était un hommage, une poursuite, pour montrer que le flambeau est repris. Dans la vie ce sera jamais les salopards qui gagneront, y'aura toujours des justes qui reprendront, qui sont pas des gens qui vont frimer, qui veulent des décorations, pas des gens qui vont la ramener. C'est des gens simples (...)"
Je vous recommande donc de le lire. Il y a aussi "Massoud l'Afghan", "Lettre ouverte à Jospeh Kessel" suivi de "Une envie de hurler" écrit après la mort de son ami Massoud.

