Pas touche à l'indexation des salaires !
Certes, cela ne nous étonne qu'à moitié… Habitués depuis longtemps aux discours ultralibéraux tenus dans les cénacles européens, nous savons que les acquis sociaux sont dans le collimateur de la droite. L'attaque, cette fois-ci, ne fait pas dans la finesse : par l'entremise de la chancelière allemande Angela Merkel, la droite antisociale propose ni plus ni moins de déclarer contraire aux règles européennes l'indexation automatique des salaires.
Chaque ouvrier, chaque employé, chaque salarié connaît l'importance de cette adaptation de son revenu au coût de la vie. Quand les prix augmentent, son salaire est revu à la hausse à due proportion. C'est simple, c'est logique, c'est une avancée conquise de haute lutte par le monde socialiste.
Cette proposition régressive est d'autant plus choquante que les travailleurs ont payé le prix fort de la crise depuis deux ans, et que la part des salaires dans la richesse produite n'a cessé de reculer en Europe depuis la vague néolibérale des années '80. Supprimer l'indexation automatique des salaires aggraverait évidemment cette évolution et porterait un coup terrible à la redistribution des richesses.
Par ailleurs, d'un point de vue économique, une telle mesure n'a pas de sens. Pour se relancer, l'économie a besoin d'être soutenue par la consommation. Ce n'est pas en réduisant le pouvoir d'achat de dizaines de millions de travailleurs que l'on aidera les entreprises à redécoller. Tournons plutôt nos regards vers les profits gigantesques engrangés par une poignée de privilégiés, et demandons-nous s'il n'y a pas là quelques robinets à fermer en priorité !

