Damien Thiéry et Christian Van Eyken demandent que le gouvernement flamand engage une procédure disciplinaire à l'encontre de la bourgmestre de Grimbergen
Door CARLO MENDOLA op 19/12/2011
COMMUNIQUE DE PRESSE
Bruxelles, le 19 décembre 2011
Même si, aujourd'hui, les autorités communales de Grimbergen ont fait marche arrière en ce qui concerne leur appel à dénoncer toute personne qui s'exprimerait dans l'espace public en une autre langue que le néerlandais, Damien Thiéry, bourgmestre non-nommé de Linkebeek et député fédéral, et Christian Van Eyken, député francophone au Parlement flamand, demandent au gouvernement flamand d'engager la procédure disciplinaire à l'encontre de la bourgmestre CD&V Marleen Martens et, si nécessaire, des membres du Collège qui ont participé à la délibération ayant institué un tel système inacceptable dans un Etat de droit. Ils rappellent que trois bourgmestres francophones ne sont toujours pas nommés dans la périphérie bruxelloise alors qu'ils ont respecté la loi, tandis que des bourgmestres flamands qui mènent des politiques discriminatoires sont protégés, voire même encouragés. Si le gouvernement flamand refusait de sanctionner de telles pratiques, il prouverait une fois de plus sa partialité et son incapacité à faire respecter la loi. L'appel à la délation pourrait être, en effet, qualifié de délit de dénonciation calomnieuse réprimé par l'article 445 du Code pénal.
Damien Thiéry rappelle que les autorités flamandes d'autres communes de la périphérie adoptent des comportements plus ou moins similaires à ceux préconisés par les autorités de Grimbergen. Il en est ainsi à Overijse où les autorités font la chasse à la présence du français ou d'une autre langue que le néerlandais dans l'espace public. De telles initiatives n'ont jamais été sanctionnées par le gouvernement flamand.

