Le gouvernement Di Rupo, coalition de la résignation et du doute
Door GISèLE MANDAILA op 12/12/2011
Le président des FDF, Olivier Maingain, est intervenu ce samedi 10 décembre dans la discussion sur la déclaration du gouvernement Di Rupo.
Olivier Maingain
Monsieur le président,
Monsieur le premier ministre,
Mesdames et messieurs les ministres,
Les fédéralistes démocrates francophones sont des légitimistes et donc respectueux des institutions démocratiques de notre pays. Vous n'entendrez pas de notre part, monsieur le premier ministre, de propos désobligeants à l'égard de la personne qui, aujourd'hui, a la charge de conduire l'action gouvernementale.
Il n'en demeure pas moins que nous garderons la franchise et la clarté de notre propos et la force de nos convictions pour ne pas occulter les réalités et les menaces qui pèsent lourdement sur l'avenir et la prospérité de ce pays, et plus encore, sur le bien-être des citoyens.
Si ceux-ci expriment leur soulagement de voir, après plus de cinq cents jours d'attente, un gouvernement de plein exercice enfin installé, leur scepticisme en ce qui concerne la pérennité et l'efficacité de l'action gouvernementale demeure grand. Les citoyens savent quels sont les facteurs d'instabilité de votre majorité et les contradictions qui la minent : des objectifs profondément divergents entre partenaires quant à l'avenir institutionnel et des priorités profondément contradictoires quant aux politiques économiques à mener.
Certes, on vous reconnaît des qualités indéniables. Vos amis politiques sont devenus subitement nombreux. Mais tellement d'ardeur à louer vos qualités, que votre modestie doit en souffrir. L'habileté d'un homme, si grande soit-elle, suffit-elle à donner un projet et un avenir au pays ?
Aujourd'hui, les partis associés au gouvernement se congratulent, se promettent respect mutuel et même entente éternelle. Cette exagération, pour ne pas dire cette hypocrisie, ne trompe pas grand monde ! Les citoyens n'oublient pas que ce gouvernement n'est né que sous la pression des marchés et à la suite à la dégradation de la cote de l'État belge par une importante agence de notation. Vous étiez parti présenter votre démission comme formateur au chef de l'État, après que tout le pays vous ait entendu traiter deux présidents de partis associés à votre majorité aujourd'hui d'irresponsables.
Olivier Maingain
Monsieur le président,
Monsieur le premier ministre,
Mesdames et messieurs les ministres,
Les fédéralistes démocrates francophones sont des légitimistes et donc respectueux des institutions démocratiques de notre pays. Vous n'entendrez pas de notre part, monsieur le premier ministre, de propos désobligeants à l'égard de la personne qui, aujourd'hui, a la charge de conduire l'action gouvernementale.
Il n'en demeure pas moins que nous garderons la franchise et la clarté de notre propos et la force de nos convictions pour ne pas occulter les réalités et les menaces qui pèsent lourdement sur l'avenir et la prospérité de ce pays, et plus encore, sur le bien-être des citoyens.
Si ceux-ci expriment leur soulagement de voir, après plus de cinq cents jours d'attente, un gouvernement de plein exercice enfin installé, leur scepticisme en ce qui concerne la pérennité et l'efficacité de l'action gouvernementale demeure grand. Les citoyens savent quels sont les facteurs d'instabilité de votre majorité et les contradictions qui la minent : des objectifs profondément divergents entre partenaires quant à l'avenir institutionnel et des priorités profondément contradictoires quant aux politiques économiques à mener.
Certes, on vous reconnaît des qualités indéniables. Vos amis politiques sont devenus subitement nombreux. Mais tellement d'ardeur à louer vos qualités, que votre modestie doit en souffrir. L'habileté d'un homme, si grande soit-elle, suffit-elle à donner un projet et un avenir au pays ?
Aujourd'hui, les partis associés au gouvernement se congratulent, se promettent respect mutuel et même entente éternelle. Cette exagération, pour ne pas dire cette hypocrisie, ne trompe pas grand monde ! Les citoyens n'oublient pas que ce gouvernement n'est né que sous la pression des marchés et à la suite à la dégradation de la cote de l'État belge par une importante agence de notation. Vous étiez parti présenter votre démission comme formateur au chef de l'État, après que tout le pays vous ait entendu traiter deux présidents de partis associés à votre majorité aujourd'hui d'irresponsables.

