Le Premier ministre Yves Leterme veut continuer à assurer l'accessibilité des soins pour tous
Lors d'un discours au Vlaams Welzijnsverbond, le Premier ministre Yves Leterme a exposé son point de vue sur le thème "Ondernemen in de zorg" (Entreprendre en matière de soins). Le Premier ministre a demandé que le rôle décisif du secteur non marchand continue à être reconnu et d'être très prudent en ce qui concerne la soumission du secteur aux règles du marché libre.
Au début de son discours, le Premier ministre Yves Leterme a défendu le modèle rhénan. Selon lui, le succès du modèle rhénan est basé sur deux principes fondamentaux : l'initiative libre, génératrice de prospérité et la solidarité, garantie de l'égalité des chances pour tous.
Pour le Premier ministre, ces principes valent par excellence dans le secteur de l'assistance sociale. Selon lui, l'organisation de l'ensemble de l'offre en matière de soins n'incombe pas aux pouvoirs publics mais plutôt à l'initiative privée. Les pouvoirs publics doivent uniquement créer le cadre dans lequel cela peut se faire et veiller à ce que ces soins soient de qualité, accessibles et abordables pour tous.
A l'avenir, l'offre en matière de soins devra évoluer avec les évolutions démographiques et les innovations techniques. Afin de relever ce défi, le secteur non marchand, tout comme les autres secteurs, doit miser sur l'innovation, l'efficacité et l'effectivité. Les bénéfices qui en découlent doivent servir à augmenter l'effectivité. Mais au-delà de ces notions commerciales et des soins qui doivent être fournis, c'est l'être humain qui doit être au centre des attentions du secteur de l'assistance sociale.
C'est la raison pour laquelle le Premier ministre s'oppose à l'introduction radicale d'un marché libre en matière de soins : "En laissant libre cours à des principes de marché purs et simples tels que le libre accès, la libre fixation des prix, le libre établissement, l'absence de planification de l'offre, l'absence de conditions, l'absence de contrôle de qualité, nous ébranlons l'accessibilité évidente aux meilleurs soins pour tous. "
Pour le Premier ministre, le non marchand doit donc continuer à prévaloir dans le secteur. Pour pouvoir remplir ce rôle de premier plan, le non marchand doit selon lui miser sur une approche coopérative et une cohésion des soins par-delà les secteurs, pour améliorer encore la qualité des soins tout en en réduisant les coûts.
Enfin, le Premier ministre a encore souligné l'importance du secteur dans le domaine de l'emploi. Aujourd'hui, 655.000 personnes travaillent dans le non marchand, dont 340.000 dans le domaine de l'aide sociale. Cela représente 210.000 personnes de plus qu'en 1999. Pour 2014, 62.000 emplois devraient encore s'y ajouter afin de faire face au vieillissement de la population. Une politique du personnel créative, qui se soucie du climat de travail, et un bon accompagnement de carrière sont, selon le Premier ministre, des éléments indispensables.

