Sauvetage ?
Transferts de compétences, loi de financement, responsabilisation financière. A présent BHV. Demain Bruxelles... On a le sentiment que chaque dossier ouvert doit être refermé dans les 24 ou 48 heures car ils renferment tous des bombes à retardement.
Sur BHV les options paraissent une fois encore inconciliables. Pourquoi?
D'abord parce qu'il faut rappeler que ce sont ces trois lettres d'or qui ont provoqué la chute, idiote, du gouvernement précédent. Tout cela parce qu'un jeune président de parti cherchait à se faire un prénom. Raté: même son nom, on finira par l'oublier.
Ensuite parce qu'en la matière, les partis flamands sont d'une absolue gourmandise. Sans doute, disent les pragmatiques, la solution passera-t-elle par la scission plus ou moins pure, plus ou moins dure de BHV.
Si vraiment elle est inévitable, il serait juste que les francophones obtiennent des compensations à la hauteur des désagréments encourus. Dans l'absolu, seul l'élargissement de Bruxelles est envisageable. Impossible, répètent les pragmatiques ou les présidents qui n'ont pas beaucoup d'électeurs dans la périphérie... Qu'ils disent alors au nom de quel principe (anti)démocratique les francophones devraient être assimilés.
Car l'homogénéité linguistique voulue par les Flamands sur "leur" territoire va à contresens de l'Histoire. S'il faut vraiment s'y plier, cela ne pourra être qu'en échange de dispositions concrètes et fortes.
Oui, il faut sauver ce pays. On peut accepter beaucoup de choses pour qu'il reste debout. Mais pas que les francopohones sortent de ces négociations appauvris et privés d'une partie de leurs droits.

